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Leçons tirées des sinistres La compagnie d'assurance Affiliated FM mène des enquêtes approfondies sur les sinistres pour en tirer des leçons susceptibles d'aider les assurés à mieux protéger leurs biens. Voici le récit de sinistres réels suivi d'un résumé des leçons qui peuvent être tirées de chacun.
INCENDIE DANS UN IMMEUBLE DE BUREAUX DÉPOURVU D'EXTINCTEURS AUTOMATIQUES INCENDIE DANS UN IMMEUBLE DE BUREAUX DÉPOURVU D'EXTINCTEURS AUTOMATIQUES Un incendie ayant pris naissance dans un petit local de stockage (400 pi²) à murs en blocs de béton a occasionné de lourds dommages par la fumée à un immeuble de bureaux de trois niveaux, de construction incombustible. Il s'agissait de bureaux typiques avec des meubles combustibles et du contenu combustible ordinaire (ordinateurs, papier, classeurs, etc.), mais il y avait aussi de nombreux espaces libres sans entreposage ni meubles de bureau. L'immeuble était dépourvu d'extincteurs automatiques. Le local de stockage renfermait, entre autres matières combustibles, des ordinateurs, des claviers, du matériel obsolète, des logiciels et des manuels. Le feu a débuté lorsque le ballast d'une lampe fluorescente a surchauffé et est tombé sur les matières combustibles. Un inexplicable délai de 20 minutes s'est écoulé entre la découverte de l'incendie et l'appel des pompiers. Dès leur arrivée, ceux-ci réussirent à confiner l'incendie au local de stockage isolé et à l'éteindre. Les portes et les lanterneaux manuels ont ensuite été ouverts et la ventilation de l'immeuble mise en marche pour évacuer la dense fumée noire. Malheureusement, ces mesures causèrent la propagation de la fumée dans tout l'immeuble. Plus de 100 000 pi² de l'immeuble ont été touchés par la fumée et les dommages totaux ont dépassé les 6 millions de dollars. QUELLES LEÇONS PEUT-ON EN TIRER ?
INCENDIE IMPLIQUANT DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION EN PLASTIQUE DANS UNE USINE DE TRANSFORMATION D'ALIMENTS Un incendie qui avait débuté au troisième étage d'un immeuble de cinq niveaux servant à la transformation des aliments s'était communiqué à un mur intérieur en plastique. Il avait ensuite atteint l'isolant du plafond et les étages voisins par les conduits isolés en polystyrène. L'incendie, qui dégageait une fumée dense, avait été difficile à maîtriser dans le bâtiment dépourvu de fenêtres. L'immeuble lui-même et les bâtiments voisins qui comptaient plusieurs étages ont été endommagés par la chaleur, la fumée et l'eau. Les aliments exposés à la fumée ont été détruits. Le sinistre total a atteint près de 40 millions de dollars. Le toit et les planchers étaient en béton armé et trois des murs étaient en briques. Le quatrième se composait de panneaux sandwichs homologués par FM. Un bon nombre des murs intérieurs et des plafonds étaient isolés au moyen de polystyrène expansé recouvert de plastique armé de fibre de verre. Toutes les matières plastiques étaient homologuées par FM mais pour utilisation dans des locaux munis d'extincteurs automatiques ; or il n'y avait pas d'extincteurs automatiques dans l'immeuble. QUELLES LEÇONS PEUT-ON EN TIRER ?
TRAVAUX PAR POINT CHAUD ET INTERRUPTION DE LA PROTECTION INCENDIE
Une entreprise de travail du métal procédait à des rénovations à l'étage supérieur de son usine de trois niveaux, à murs de briques et planchers de bois, protégée par des extincteurs automatiques. Pendant qu'un entrepreneur de l'extérieur utilisait un chalumeau pour enlever la vieille tuyauterie, des étincelles brûlantes tombèrent à travers les ouvertures du plancher autour de la tuyauterie jusqu'au deuxième étage, mettant le feu à des matières combustibles entreposées à cet endroit. Aucun permis de feu n'était utilisé et bien que l'entreprise ait chargé un employé de surveiller le travail de l'entrepreneur, l'incendie n'a pas été découvert tout de suite parce qu'il n'y avait pas de surveillant au deuxième étage. Pour des raisons inconnues, la soupape de commande des extincteurs automatiques avait été fermée avant l'incendie. Lorsque, après la découverte de l'incendie, on constata que les extincteurs ne fonctionnaient pas, quelqu'un ouvrit immédiatement la soupape mais, dans l'intervalle, l'incendie avait pris une telle ampleur que plus de 200 têtes se déclenchèrent au deuxième étage. Même si les extincteurs automatiques finirent par maîtriser l'incendie et empêcher la destruction complète du bâtiment, l'entreprise a subi de lourdes pertes à cause des dommages par la fumée, l'eau et le feu. Signalons que s'il n'y avait pas eu de retard dans la découverte de l'incendie et l'ouverture de la soupape, l'incendie aurait été maîtrisé à l'aide de quatre têtes d'extincteurs seulement et l'entreprise aurait évité un sinistre majeur. QUELLES LEÇONS PEUT-ON EN TIRER ?
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